Agence de communication intéractive
12 avr
Vous souvenez-vous du temps où avoir un site internet était un outil nécessaire pour chaque entreprise ? Les sites internet étaient la vague de l’avenir, et le rêve de faire du business online remplissait nos têtes de visions de révolution dans la manière dont le commerce pouvait s’effectuer. Avec un site internet, une entreprise pouvait toucher de nouveaux clients et interagir avec des acheteurs potentiels à une échelle globale. Un site internet était révélateur d’une prouesse technologique de l’entreprise, symbolique de la volonté d’innover et d’évoluer avec les développements de son secteur d’activité.

Aujourd’hui, cet état d’esprit a radicalement changé. Nous savons tous que nous avons besoin d’un site internet, mais beaucoup d’entre nous pensent que le simple fait fait d’en avoir un suffit. En réalité, il existe des études qui indiquent que de nombreuses entreprises présentes sur Internet n’ont pas touché leur site internet depuis des années. Elles n’ont jamais consacré de temps à l’amélioration des fonctionnalités et de l’apparence, et en sont encore à apprendre les bases de l’ergonomie de sites internet et du potentiel de la SEO (optimisation pour les moteurs de recherche). Bien sà»r, nous reconnaissons tous aujourd’hui qu’un site internet est un atout économique essentiel, s’il est réalisé correctement. Il est facile d’observer que si votre site est démodé, il vous dessert. Inversement, un site internet bien conçu peut faire toute la différence. C’est le premier endroit où les utilisateurs vont pour rechercher des informations sur vos produits et services, servant ainsi de générateur de contacts, d’outil CRM, et parfois même de lieu de commerce.
Nous avons tous entendu l’adage sur la première impression et ce n’est plus un secret qu’elle représente le facteur le plus important dans la façon dont les gens vont se souvenir de leur première rencontre avec vous ou votre site internet. D’un côté, un site web bien conçu et facile d’utilisation permettra de présenter votre entreprise et votre marque, laissant une empreinte auprès des clients. De l’autre, une conception démodée et inadaptée peut vous faire plus de mal qu’elle peut vous aider. Les clients potentiels vous élimineront comme fournisseur possible après l’interaction de votre marque et de la faible qualité de votre site en seulement quelques minutes.
Je vais employer une analogie avec l’immobilier pour éclairer cette idée. Vous impressionnerez vos visiteurs lorsqu’ils arriveront dans votre maison si celle-ci est propre, bien tenue, avec un jardin bien entretenu. A l’inverse, s’ils arrivent dans une maison qui s’effondre et se délabre, où la peinture s’écaille, et avec des mauvaises herbes dans le jardin, ils vont tout de suite se faire une idée de celui qui y vit. Est-il paresseux ? Peut-être. Ou peut-être n-a-t-il pas le temps de s’occuper de sa propriété. Quoiqu’il en soit, la première impression ne sera pas positive. Nous essayons tous de ne pas juger un livre à sa couverture. Mais online, un site internet est la devanture d’une entreprise, le visage numérique qu’elle représente dans le monde, alors dans ce cas vous ne pouvez pas juger simplement sur la couverture.
Ce qui nous amène à la question que vous vous posez : et mon site internet dans tout ça ? En répondant aux questions suivantes, vous pourrez savoir s’il est temps de refondre votre site ou d’envisager de simples modifications. Ou peut-être que celui-ci n’a pas besoin d’être travaillé du tout. Prêts à savoir ?
La page d’accueil
* Les visiteurs peuvent-ils immédiatement dire qui vous êtes et ce que vous faites ?
* Votre site est-il clairement organisé, mettant en valeur la navigation ?
* Votre page d’accueil donne-t-elle une première bonne impression qui incite les utilisateurs à cliquer sur chaque lien ?
Les performances
* Est-ce que vos images, vidéos et pages se chargent rapidement ?
* Le codage de votre site est-il « propre» ?
* Est-ce que votre site propose une fonctionnalité de recherche ? Si oui, est-elle rapide et utile ?
* Avez-vous effectué des tests qualité pour savoir si votre site s’affiche correctement quel que soit le navigateur employé ?
Qualité du contenu
* Le contenu de votre site est-il rédigé de manière claire et convaincante ? Parle-t-il à votre cible ?
* Avez-vous inclus des ressources utiles et pertinentes, comme des études de cas, des livres blancs, des articles et/ou des listes de liens ?
* Est-ce que votre contenu décrit efficacement vos produits, services et autres prestations ?
* Votre contenu est-il ciblé de manière à satisfaire les utilisateurs tout autant que les moteurs de recherche ?
Liens et navigation
* D’abord et avant tout : est-ce que tous vos liens fonctionnent ?
* Les liens sont-ils facilement identifiables ?
* Vos liens utilisent-ils des ancres textes descriptives et incitatives ?
* Votre menu de navigation principale est-il cohérent et présent sur chacune des pages de votre site ?
* Votre navigation principale donne-t-elle accès à l’ensemble de votre site ?
Pages critiques
* Avez-vous une page qui décrit vos produits et services ?
* Avez-vous une page « A propos» qui décrit votre entreprise ?
* Est-ce que votre page « Contact» est claire, informative et approfondie ?
* Avez-vous une page où les utilisateurs peuvent poser des questions et y répondre ?
* Avez-vous une rubrique « Témoignages» ?
* Avez-vous un blog que vous mettez à jour régulièrement ?
* Avez-vous de boutons de social bookmarking pour tirer avantages des technologies Web 2.0 ?
Utilisabilité
* Votre site est-il organisé de manière à ce que les informations soient faciles à trouver ?
* Disposez-vous d’un plan de site qui dresse la structure organisationnelle des liens vers toutes vos pages ?
* Votre site est-il « user-friendly» (adapté à tous les utilisateurs) ?
* Votre site est-il facile à lire et le contenu écrit pour le Web ?
* Utilisez-vous de listes, des titres et autres éléments de style pour organiser et présenter votre contenu ?
* Disposez-vous d’ « appels à l’action» qui intiment les utilisateurs à entreprendre les actions souhaitées ?
* Utilisez-vous les feuilles de style (CSS) pour contrôler la mise en forme du site ?
Optimisation pour les moteurs de recherche (SEO)
* Votre site est-il Search Engine-friendly ? (adapté aux moteurs de recherche)
* Avez-vous optimisé votre site pour des mots-clés spécifiques et pertinents ?
* Avez-vous bâti une campagne de backlinks pertinents et hautement qualifiés ?
* Avez-vous employé les Relations de Presse online et le social media marketing pour leurs avantages SEO ?
* Votre menu de navigation donne-t-il accès à l’ensemble de votre site ?
En Conclusion
Maintenant que vous avez répondu à toutes questions (non exhaustives), vous devez décidez de ce que vous allez faire. Commencez par analyser vos concurrents pour observer ce qu’ils font et rattraper le temps perdu. Ensuite, mener une enquête de satisfaction auprès de vos usagers pour connaître ce qu’ils pensent de votre site et actez ce feedback ; n’attendez pas, évaluez et répondez.
Faites autant de modifications que nécessaire pour améliorer votre site internet et qu’il devienne un véritable atout pour votre entreprise, qu’il montre que votre présence sur le Web génère des contacts et des ventes qui impacteront nécessairement sur vos résultats économiques.
Nick Yorchak
11 avr
Un site à la fois beau, pratique et efficace : c’est l’idéal de tout marketeur ou développeur.
Pour y arriver, retour sur l’état de l’art en ergonomie et sur les tendances en matière de graphisme et de navigation

La recherche du bon équilibre entre une fonction, un matériel et son utilisateur est à la base du travail de l’ergonomie. Appliquée à l’Internet, l’ergonomie est la recherche d’un site à la fois beau, pratique et efficace.
Une bonne ergonomie pour un site Web peut se définir par un ensemble cohérent composé de trois éléments : l’utilisabilité (architecture et système de navigation), l’utilité (contenus et services), et le design. Une ergonomie optimale exerce une influence positive sur l’achat et la fidélité. Mais en pratique, ce travail demande du temps, des connaissances et des savoir-faire.
Quelques pistes, établies avec Laure Sauvage, consultante ergonomie chez Benchmark Group, éditeur du Journal du Net, peuvent constituer une base de réflexion, en préparation d’un travail sur l’ergonomie.
1 Les fondamentaux : efficacité et rapidité
La navigation participe de l’utilisabilité d’un site. Avec l’évolution des structures d’audience et le passage d’un public composés essentiellement de passionnés, férus de l’Internet s’intéressant à la technologie et à la vie du Web, à un public plus représentatif de la population dans son ensemble, l’utilisabilité des sites est de plus en plus jugée de façon utilitariste. Les internautes actuels ont des besoins, auxquels ils cherchent à répondre. La navigation, aujourd’hui, doit tendre vers la satisfaction de ces besoins. Elle doit permettre d’accéder le plus facilement possible à la réponse cherchée, sans détours ni artifice. Cette tendance agit aussi sur les contenus et services, et se trouve à la source de la multiplication des conseils individualisés et des guides d’achat. Des sites comme Leroy Merlin ou Darty l’ont intégrée à leur système de navigation, qui oriente les internautes vers les contenus du site en fonction de leur besoin, et non en fonction de rubriques prédéfinies.
L’autre grande avancée en matière de navigation, soulignée par Laure Sauvage, a trait aux moteurs de recherche internes. « La difficulté du Web, dès le départ, a été de gérer les longues listes de résultats. Aujourd’hui, les sites marchands comme la Fnac ou La Redoute, par exemple, permettent de délimiter le champ de la recherche et offrent en outre un tri a posteriori, en structurant la liste des résultats par un effort de segmentation, par prix ou type de produit. C’est à la fois bon pour le site et pour l’internaute.»
2 Les choix de navigation : repérage et sélection
Les menus : on remarque de plus en plus de menus horizontaux sur les pages d’accueil, complétés par des sous-menus verticaux. « Ce type de menu a l’avantage de délimiter la largeur du site et de l’offre. Les sous-menus verticaux symbolisent sa profondeur.» Cette tendance est également liée à la densité du contenu de nombreux sites, qui sont forcés de redistribuer les rubriques pour éviter les scrolls interminables.
Les barres de navigation progressives : elles aident au repérage dans le site et à la navigation ascendante. « Même si elles ne sont pas encore très utilisées par les internautes, car c’est un phénomène assez nouveau, elles sont très utiles quand le site dépasse trois niveaux de profondeur. Elles permettent par ailleurs de faire apparaître l’arborescence en dehors des menus, ce qui autorise la disparition d’une partie des sous-menus. Il faut considérer que si les sous-menus, une fois déroulés, dépassent la hauteur de l’écran, il faut revoir le système de navigation. Et garder à l’esprit que, lorsqu’il navigue, l’internaute oublie au fur et à mesure les actions qu’il vient de faire.»
Les liens : même si les internautes n’ont plus besoin qu’on leur précise ‘cliquez ici’, mieux vaut continuer de souligner les liens, sauf dans les menus (éviter les doubles indices), afin de faire gagner du temps à l’internaute en repérage. En revanche, le soulignement est un indice assez fort pour être suffisant. « Le bleu n’est plus obligatoire» , confirme Laure Sauvage.
3 Les choix graphiques : alléger et hiérarchiser
« Une bonne page d’accueil, aujourd’hui, c’est trois étapes de visualisation : ce que les internautes doivent absolument voir en premier (logo, produits), puis les outils de navigation (menu principal, moteur de recherche, outils interactifs comme des simulations ou les inscriptions à une newsletter, etc.), et enfin ce qui doit pouvoir être trouvé sur la page d’accueil mais revêt une moindre valeur d’usage (sécurisation des paiements, conditions générales de ventes, contacts…).» L’environnement graphique doit hiérarchiser ces étapes. Il apporte également de la valeur ajoutée et de la crédibilité au site, à travers sa mise en page, sa clarté et l’organisation de ses contenus.
En termes de tendances, l’époque est à l’allègement des pages, aux fonds blancs offrant un maximum de lisibilité et une image de modernité, à la réduction du nombre de visuels en page d’accueil pour mieux mettre en valeur ceux qui ont été sélectionnés, à la limitation des encadrements, à l’accroissement des espaces vides entre les zones de contenus, et aux couleurs moins vives qu’auparavant.
4 Etre dans la tendance ou pas
Se conformer aux modes graphiques et aux tendances navigationnelles est-il forcément bénéfique ? La réponse de Laure Sauvage est nuancée. « C’est une question d’appartenance sectorielle. En arrivant sur une page, l’internaute prend très peu de temps pour analyser la conformité d’une page avec sa recherche. Il faut donc lui donner au minimum les codes sectoriels incontournables, qui lui signifieront qu’il est bien là où il voulait arriver. D’où l’intérêt des audits sectoriels. Ensuite, un site qui fonctionne dans le temps est un site qui sait se construire une identité forte, car la fidélité passe par la mémorisation, et la mémorisation passe notamment par le graphisme. La dernière couche, celle de la mode, est superficielle. Elle lui servira néanmoins à faire preuve de son dynamisme.»
5 Comment améliorer l’ergonomie grâce aux tests
Effectuer des tests en amont, mettant des internautes en situation de navigation sur le projet de site, est souvent riche en enseignements. C’est un outil d’aide à la décision dans l’amont du processus de développement d’un nouveau site. Mais les tests d’utilisabilité s’avèrent encore plus utiles dans le cas d’une nouvelle version. « Fidéliser les internautes est difficile, long et coà»teux, remarque Laure Sauvage. C’est pourquoi, lors d’une refonte, il est important de ne pas perturber ses anciens utilisateurs. On recrutera donc 50 % de prospects et 50 % de clients pour les tests.» Pour les sites ne disposant pas du budget nécessaire, les statistiques de navigation peuvent apporter une partie des réponses : elles permettent de savoir où se situent les problèmes, mais n’indiquent pas, contrairement aux tests, quelles en sont les causes.
journaldunet.com
24 mar
En matière d’ergonomie aussi, les marques de luxe se doivent d’innover pour se différencier. Certaines redoublent d’audace dans la conception de leur vitrine en ligne. Voici cinq d’entre elles, analysées par Laure Sauvage.
Montblanc : une vitrine réussie

Lancé en 2007, le site de Montblanc présente l’ensemble des produits de l’entreprise allemande : stylos, montres, maroquinerie, lunettes, parfums, etc. Le site ne propose cependant pas de boutique en ligne.
L’avis de l’expert :
Le site de Montblanc est l’un des plus réussis. Illustrations, vidéos, environnement sonore s’intègrent parfaitement et contribuent à créer un univers de marque remarquable. Des modules en Flash illustrent et explicitent quasiment chaque collection.
La navigation serait en revanche perfectible. Elle contraint l’internaute à faire beaucoup de clics qui auraient pu être évités. Et certains contenus tels que ceux relatifs aux 100 ans de la marque sont difficilement accessibles.
Dès la page d’accueil, le site s’ouvre sur cinq vidéos facilement accessibles. De longueur correcte, elles ne lassent pas. Elles peuvent être stoppées et relues grâce à une barre de défilement directement accessible. Le menu de navigation est visible et les intitulés des rubriques sont clairs et explicites.
L’accès aux produits est relativement simple. L’internaute est guidé dans ses choix par des diaporamas qui illustrent les différentes collections. Les pages sont bien structurées, peu chargées et elles ne dépassent pas la hauteur de l’écran. On regrette en revanche que les sous-menus ne soient pas affichés sur les pages les plus profondes, ce qui oblige à revenir souvent en arrière pour passer d’une collection à l’autre.
Les fiches produit tiennent sur une page. Les descriptifs sont clairs, détaillés et accessibles facilement. On passe également aisément aux autres articles de la collection. La plupart des produits ne bénéficient en outre que d’un zoom. Certains, plus rares, sont visibles en 360° ou sous plusieurs angles. On ne voit en revanche pas tous les produits portés.
Berluti : un univers de marque unique

Illustré à la manière d’une aquarelle, le site du bottier, filiale du groupe LVMH propose aux visiteurs de découvrir son catalogue de souliers et d’accessoires de maroquinerie.
L’avis de l’expert :
L’originalité du site de Bertoli tient dans son graphisme. La marque a créé un univers qui lui est propre sans pour autant négliger la navigation. Sur la page d’accueil, les zones cliquables sont en revanche peu repérables. Heureusement, l’affichage de petites étiquettes au passage de la souris confirme à l’internaute où pointe chaque lien-image. Notons également que ces étiquettes sont bénéfiques pour le référencement comme pour l’accessibilité du site aux personnes malvoyantes.
L’accès aux produits est relativement simple. Les entrées des « Collections souliers» et des « Portefeuilles, ceintures et sacoches» proposent des diaporamas dynamiques qui permettent de passer rapidement en revue tous les produits pour faire son choix. Il est ensuite relativement aisé de passer d’une collection à l’autre depuis les fiches produits, sans avoir à revenir en arrière à la page collection. Seul le passage d’une collection à l’autre est peu clair. En particulier le passage de « Portefeuilles, ceintures et sacoches» vers « Collections souliers» est trop discret.
Les fiches descriptives des portefeuilles, des ceintures et des sacoches sont peu détaillées mais le site propose des zooms photo intéressants, en particulier de l’intérieur des sacoches. Pour les souliers en revanche, les internautes attendront davantage de photos, de vues prises sous des angles différents et des informations techniques beaucoup plus précises (matières, pointures disponibles, etc…).
Mauboussin : un site vidéo réussi

C’est en 2008 que Mauboussin a fait procéder à la refonte de son site de marque. Le joaillier de la place Vendôme propose désormais un site de marque intégrant l’intégralité de son catalogue ainsi qu’une boutique en ligne.
L’avis de l’expert :
Mauboussin a créé un site particulièrement réussi. Original et innovant, il propose de nombreuses vidéos qui lui permettent de présenter et de mettre en valeur ses collections.
Dès la page d’accueil, un carrousel dynamique permet à l’internaute d’avoir une vue d’ensemble des collections du joaillier. Chaque photo donne ensuite directement accès à une vidéo qui met en scène un des produits de chaque gamme. On regrettera cependant l’absence de liens vers les vidéos affichées dans le « Top 5 des vidéos les plus regardées» .
La navigation dans le site est assez simple. On accède facilement aux produits, soit en passant par les vidéos du carrousel qui aboutissent automatiquement en fin de lecture vers tous les produits de la collection, soit en cliquant sur le lien « Toutes les collections» en home page. La liste des collections peut alors être classée par ordre alphabétique (par défaut) ou des plus récentes aux moins récentes. On apprécie également ici le diaporama dynamique qui illustre chaque collection au simple passage de la souris.
L’accès aux fiches produit se fait en deux temps. En approchant juste la souris d’une vignette produit, le site précise sa composition et son prix. L’accès à la fiche détaillée se fait en cliquant sur la vignette. L’absence de zoom sur les photos des produits est en revanche regrettable à ce niveau, tous les produits ne bénéficiant pas d’une vidéo de présentation.
Audemars Piguet : simple mais efficace

C’est en 2007 que la vitrine en ligne d’Audemars Piguet a inauguré sa quatrième version en huit années d’existence. Le site de l’horloger joailler présente l’ensemble de ses produits, mais ne permet pas encore l’achat en ligne.
L’avis de l’expert :
Le site de la marque Audemars Piguet reste très classique, aussi bien dans son graphisme que dans sa navigation. Les présentations des produits sont maitrisées et les illustrations sont de bonne qualité visuelle. La navigation est simple et le repérage est relativement bon.
Le site utilise peu la vidéo mais il les rend accessibles dès sa page d’accueil. La home page est également illustrée par les nouvelles collections qui bénéficient ainsi d’une bonne visibilité.
L’accès aux produits est simple ; l’internaute est bien guidé grâce à des menus de navigation performants et à l’affichage des produits en diaporama au passage de la souris sur les noms des collections. Les fiches produit sont simples et elles ne dépassent pas la taille de l’écran en hauteur. Les descriptifs sont en revanche trop courts. Et on manque de photos des produits portés, ce qui permettrait de se rendre compte de leur taille. Des zooms, des 360° ou encore mieux, des vidéos apporteraient une réelle valeur ajoutée.
Le double accès vers les autres produits de la même collection via les vignettes et via les petites flèches placées sous la photo est peu clair. Nombre d’internautes risquent de ne pas les comprendre.
La rubrique « Nouvelles créations» attire grâce à ses grands visuels en Flash qui défilent en diaporamas automatiques. On manque en revanche d’un lien vers les fiches produits.
Zapa : un site minimaliste et perfectible

La marque de prêt-à -porter Zapa a rafraîchi son site au début du mois de janvier 2009. Seules la collection printemps-été et une présentation de la marque et de son ambassadrice, le mannequin Inès Sastre, sont proposées.
L’avis de l’expert :
Zapa propose un site peu profond dont la spécificité réside surtout dans la page d’accueil. Le site s’ouvre sur le making off en vidéo d’une séance photo avec l’égérie de la marque. L’internaute peut la visualiser jusqu’au bout ou accéder directement à la page d’accueil et aux rubriques.
Coté contenus, Zapa reste minimaliste et propose seulement sa collection printemps-été 2009. La navigation est on ne peut plus simple et les zooms sur les photos sont de qualité, mais on reste sur sa faim, d’autant plus que les descriptifs des articles sont très peu détaillés.
Journaldunet.com
15 mar
Une newsletter permet d’établir une relation durable avec ses clients, partenaires et prospects. Mais beaucoup ne retiennent pas l’attention de professionnels très sollicités et ne sont jamais lues. Voici cinq conseils pour réaliser une newsletter BtoB de qualité.
1. Du contenu informatif
Comme son nom l’indique, une lettre d’information doit avant tout informer. Le professionnel ne doit pas céder à la tentation de se limiter à mettre en avant ses offres commerciales.
« Il faut privilégier le contenu informatif au contenu commercial« , résume Vincent Fournout, président de l’agence Message Business. Une newsletterBtoB n’est pas un e-mail marketing mais doit permettre à la société d’établir des liens durables avec ses clients, ses partenaires et ses prospects. L’objectif n’est pas l’augmentation du chiffre d’affaires à court terme.
Proposer aux lecteurs de vraies informations permettra à la lettre de sortir du lot auprès des professionnels, qui d’après Vincent Fournout « sont véritablement submergés de contenus commerciaux» .
Pour l’intéresser et faire en sorte que la newsletter soit non seulement ouverte mais surtout lue, mieux vaut lui apporter des informations utiles. Par exemple, un éclairage sur une question technique, des astuces ou encore une veille des événements récents du secteur.
2. Une présentation sobre et rigoureuse
Un contenu informatif et intéressant n’est pas suffisant. Encore faut-il le présenter de telle sorte que le lecteur s’y retrouve facilement. Pour cela, il faut veiller à l’homogénéité et à la sobriété de la lettre d’information. « Attention à ne pas multiplier les niveaux de lecture. Une newsletter n’est pas la Une d’un journal» , explique Vincent Fournout.
Inclure des photos ou des vidéos est bien sà»r un plus, à condition d’avoir les ressources internes pour le faire. Pas seulement techniques, mais aussi de temps. Si ce n’est pas le cas, se limiter au texte brut n’empêche pas le moins du monde de réaliser une newsletter de qualité. Pour faciliter la navigation et la lecture, l’auteur de la lettre devra s’efforcer de s’en tenir à une structure rigoureuse et faire des titres et paragraphes de taille constante.
Cette rigueur doit également se retrouver dans la récurrence des rubriques et de leur place dans la lettre. Pour limiter la taille des e-mails, une possibilité consiste à ne pas y publier l’intégralité des contenus. La solution du lien au bas d’un paragraphe, qui renvoie les lecteurs vers le site Web, permettra également de mesurer précisément leur intérêt pour le sujet abordé.
3. Personnaliser les contenus
Une newsletter réussie propose des contenus adaptés à ses lecteurs. « La personnalisation augmente de 7 % leur taux d’ouverture» , explique Antonin Catrin, consultant indépendant. Ceci dépend évidemment du positionnement de l’entreprise et de sa taille. Par exemple, un industriel qui vend à des grossistes mais qui a pour partenaires des installateurs devra publier des contenus spécifiques à chaque type de destinataire.
Toutefois, si l’efficacité d’une lettre d’information est proportionnelle à son degré de ciblage, il ne faut pas perdre de vue le temps limité des professionnels. Une possibilité consiste à envoyer des newsletters dont la plus grande partie sera constituée d’un tronc commun, auquel sera ajouté un contenu ciblé en fonction du destinataire (clients, fournisseurs, partenaires, prospects…).
Au-delà du ciblage des sujets abordés, la newsletter devra « inclure une dose de personnalisation« , conseille Antonin Catrin. Avec par exemple quelques éléments comme le nom de l’entreprise destinataire et celui du lecteur.
4. Respecter le destinataire
Afin que la newsletter devienne un rendez-vous attendu, son contenu n’est pas le seul paramètre à considérer. « Il faut toujours garder en tête que pour pérenniser une relation, particulièrement dans le BtoB, il est important de respecter son interlocuteur« , insiste Antonin Catrin.
Ce respect peut se retrouver à différents niveaux. D’abord, lors de l’inscription. Le destinataire de la lettre doit avoir le choix de la recevoir ou non. Ensuite, il est conseillé de faciliter les éventuels désabonnements, sans craindre par exemple de rendre visible le lien dédié à cela, ni de le positionner en haut de la page. C’est un risque, mais cela permet d’instaurer la confiance avec ses interlocuteurs.
De plus, s’assurer ainsi que les destinataires tiennent réellement à recevoir la newsletter est bon pour l’efficacité de celle-ci. « Avoir une base consentante permet les meilleurs retours« , explique Antonin Catrin, qui conseille de trier fréquemment les adresses de sa base d’abonnés.
5. Une fréquence d’envoi régulière
Dans une optique de fidélisation, l’homogénéité de la newsletter compte, mais aussi sa régularité.
L’important est donc de fixer une périodicité d’envoi et de s’y tenir, pour ne pas perturber le lecteur. Un travail préalable est donc essentiel afin d’identifier et de mesurer les contenus disponibles pour alimenter la lettre d’information. Un léger décalage n’est cependant pas trop grave, tant qu’il ne modifie pas fondamentalement la fréquence d’envoi et, par conséquent, les habitudes de lecture des abonnés.
Mais quel rythme d’envoi adopter ? Cela dépend beaucoup de la taille des entreprises. Vincent Fournout estime néanmoins qu’une périodicité mensuelle se révèle souvent bien adaptée. D’une manière générale, une fréquence trop élevée risque d’importuner le destinataire, mais une newsletter se faisant trop rare peut également perdre des lecteurs.
Dernier point : il est important de bien coordonner l’envoi de la lettre d’information avec les autres envois, e-mails commerciaux notamment. En cas de conflit, on privilégiera la newsletter aux autres e-mails.
journaldunet.com
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